Pour Emmanuel Macron, l’effort demandé aux collectivités territoriales est “totalement proportionné”

 

Dans son "Grand entretien" accordé au Point, le président de la République parle droit du travail, emploi, terrorisme, mais aussi collectivités territoriales. Il leur réaffirme sa demande, celle de faire des économies.

 

Il avait fait du silence la marque de son début de mandat, il l’avait même théorisé, mais pour cette rentrée, changement de cap pour Emmanuel Macron. Vingt pages d’interview et de photos dans Le Point, le jour même de la présentation des ordonnances sur la réforme du Code du travail. Du jamais vu depuis… on se sait plus ou on n’a jamais su !

Volonté de remonter la pente d’une cote de popularité en chute libre ou envie d’expliquer son plan d’action pour la France à tous ces Français qui, selon lui n’aiment pas les réformes ? Sans doute un peu des deux, en même temps !

La presse a beaucoup commenté les parties consacrées au droit du travail, à l’emploi, ou au terrorisme mais on a moins souligné le fait que le président de la République s’adressait également aux collectivités territoriales et à leurs élus. En effet expliquant son plan d’économies de 20 milliards prévu en 2018 avec 10 milliards sur l’État, 7 sur la Sécurité sociale, il s’attarde particulièrement sur celle de 3 milliards sur les collectivités locales.
Le Premier ministre et son gouvernement demandent par ailleurs un effort totalement proportionné aux collectivités territoriales“, explique-t-il avant de s’en prendre aux politiques : “Je suis frappé par l’irresponsabilité de certains dirigeants politiques qui voulaient faire deux ou trois fois plus d’économies que moi et qui protestent dès qu’on demande aux collectivités territoriales d’y participer en changeant leur manière de faire.

 

“La confiance c’est le problème de l’autre”

D’ailleurs, pour ceux qui souffriraient d’une certaine forme d’amnésieil précise : “C’est le pacte que je leur ai proposé au moment de la conférence des territoires : je vous donne de la flexibilité, de la visibilité, je déconcentre l’État, mais je vous demande en échange de faire des économie.
En agissant ainsi, il précise que sa volonté est de les “responsabiliser” les élus : “je ne dis pas que je baisse brutalement la dotation en début d’année. C’est cela un pacte.” Et de citer le philosophe Levinas pour illustrer son propos : “la confiance c’est le problème de l’autre“.

S’il les responsabilise, il se fait également autoritaire : “Si elles ne veulent pas respecter ce pacte de confiance, elles s’exposent à des mesures unilatérales qu’elles auront provoquées“, avant de conclure “Les 3 milliards que nous demandons aux collectivités ne sont pas intenables !“.
Les élus locaux apprécieront…

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