Des traces de polluants dans les eaux en bouteille et du robinet

France Libertés et 60 millions de consommateurs révèlent la présence à des quantités infinitésimales de molécules dangereuses aussi bien dans l’eau du robinet que l’eau en bouteille et lancent un manifeste pour l’eau potable.

Nouvelle étape dans l’opération transparence lancée en 2011 par France Libertés et 60 millions de consommateurs. Les deux organisations ont passé au crible 47 eaux en bouteille et 10 eaux du robinet (en Ille-et-Vilaine, Seine-et-Marne et Haute-Vienne) vis-à-vis de 85 molécules jugées potentiellement dangereuses dans la littérature scientifique : phytosanitaires, résidus médicamenteux ou encore bisphénol A. Sur 8 eaux du robinet, certaines molécules recherchées ont été trouvées. Même constat pour 10 eaux en bouteille sur 47. « Que les eaux du robinet soient concernées, cela n’est pas vraiment un scoop mais comment se fait-il que l’on en trouve dans des sources aussi protégées que celles des eaux en bouteille ? » se demande Thomas Laurenceau, le rédacteur en chef de 60 millions de consommateurs. Pour les deux organisations, cela pose la question de la gestion à long terme des sources d’eau potable. « Il y a déconnexion entre amélioration de l’eau du robinet et dégradation de la qualité des ressources », ajoute Emmanuel Poilane, directeur de la fondation Danielle Mitterrand – France Libertés -. Les deux organisations lancent ainsi un manifeste pour l’eau potable et appellent à l’organisation d’assises de l’eau.


Mais sur les substances mises au jour, elles tempèrent. « Nous avons trouvé des quantités infimes de l’ordre de l’ultratrace sans impact à court terme sur la santé », insiste Thomas Laurenceau. Sans détailler le protocole, elles affirment que les techniques utilisées ont pu détecter des traces de l’ordre du nanogramme par litre. Les entreprises concernées par les analyses ont, elles, déjà contesté ces résultats arguant la possibilité de faux positifs.

Laisser un commentaire